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Le désarmement du SMUR de Condom, une décision inacceptable

La garantie d’un accès aux soins urgents en moins de 30 minutes pour tous les gersois n’est plus possible depuis la fermeture, pour une durée indéterminée, du SMUR de Condom. Nous avons interrogé Paul Caperan, élu PCF à Valence/Baïse, membre du collectif pour la défense du SMUR.

 

Le personnel du centre hospitalier de CONDOM a réagi à la fermeture brutale du Services Mobiles d’Urgence et Réanimation (SMUR Condom). Par qui et pour quelles raisons cette fermeture a été décidée ?

Paul CAPERAN : Actuellement le SMUR de Condom est fermé la nuit alors qu’il est appelé la nuit en moyenne 3 fois par semaine . Concrètement, cette fermeture et le délai de route depuis Auch peuvent conduire à trois décès par semaine. La décision de fermeture a été prise arbitrairement par l’ARS. Il n’y a plus que 8 médecins sur Auch sur 22, suite à la démission de certains d’entre-eux qui ne pouvaient plus travailler dans des conditions normales fautes de moyens. En fermant Condom, on envoie les médecins sur Auch et on met Condom en difficulté.

 

Quelles sont les conséquences de cette fermeture pour les habitants du grand bassin condomois (1) ?

Paul CAPERAN : Le territoire est fragilisé, les citoyens sont inquiets. Pour les malades ou les accidentés, les délais d’intervention sont augmentés, le danger de mort aussi. L’ARS refuse de faire venir le SMUR d’Agen.
On est face à une désertification médicale qui met en danger les populations. C’est le service public qui recule.

A entendre l’ARS (2),intégrer l’hôpital de Condom dans le GHT (3) d ’Auch était une bonne solution. D’après toi, les GHT peuvent-il répondre à la crise actuelle du service public de santé ?

Paul CAPERAN : Aujourd’hui le problème c’est le manque de médecins. Le regroupement ne règle pas ce problème, ce  n’est pas la bonne solution. Condom a les moyens de fonctionner si on lui  laisse les médecins, mais l’ARS refuse parce qu’elle veut fermer à terme le SMUR de Condom.

Il semble que les élus ont pris conscience du problème. Cela suffira-t-il à sauver les services d’urgence ?

Paul CAPERAN : Les personnels se sont adressés aux élus qui se sont mobilisés, sauf ceux de la Lomagne pour l’instant. J'ai proposé un engagement citoyen pour que chacun prenne sa place dans la mobilisation, parce cette fermeture concerne tout le monde. Les élus sont parfois trop frileux et, de toute façon, leur mobilisation ne peut pas suffire. Nous avons décidé d’aller à Montpellier en car pour protester devant
l’ARS. La solution est politique, il faut imposer une autre vision de la santé.

(1) Ténarèze, Bas-Armagnac, Grand-Armagnac, Lomagne gersoise

(2) agence régionale de santé

(3) groupement hospitalier de territoire

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